Review Of Print

Login

Bureautique * Profession

Pincus Jaspert - Disparition

   Roy Coxhead et Pincus Jaspert    Pincus Jaspert, journaliste international, nous a quitté à l’âge de 89 ans le 11 juillet dernier.
Journaliste international, véritable globe-trotter, agence de presse à lui tout seul, Pincus Jaspert a alimenté les journaux professionnels de l’imprimerie du monde entier pendant plus de 50 ans.

Tout au long de sa carrière il a effectué des reportages et interviews des principaux acteurs de l’industrie graphique sur tous les continents. Cela a commencé avec le magazine « British & Colonial Printer» qui donnera naissance plus tard à « Printing world » (dont le rédacteur en chef était Roy Coxhead). Plus tard il a eu une rubrique régulière chez « Printweek », etc.

C’était bien avant internet. Il a ainsi vécu la transition de la typo vers l’offset et l’hélio, ainsi que les débuts de l’impression numérique, et le passage de la composition au plomb à la PAO. Il envoyait chaque mois quelques feuillets papier par courrier à chacun des journaux auxquels il collaborait (Caractère pour la France).
Il a écrit une autobiographie (Think or Swim), une encyclopédie des caractères (Encyclopedia of Type Faces) et collaboré à l’Encyclopaedia Britannica pour la section Imprimerie, plus de nombreux autres écrits en allemand et en anglais.

Né Werner Jaspert à Francfort en 1926 où son père était éditeur de livres d’art, il a très vite été appelé Pincus. Sa grand mère maternelle Dora était une amie de Clara Schuman et de Brahms. Il a été envoyé à l’étranger dès la montée du nazisme. D’où sa fréquentation d’écoles à Berlin, Prague, Vienne, Budapest puis en Suisse.
Enrôlé de force dans la marine allemande, il a rejoint les US Marines après avoir été libéré du camp de prisonniers en 1943 où il avait été incarcéré. Membre de la 3 ème armée américaine il s’est retrouvé en 1948 à Munich. Il s’est installé en Angleterre en 1950 où il s’est occupé de la conception et de la direction d’ouvrages chez l’éditeur Butterworths dont le directeur était Robert Maxwell…Sa connaissance de l’Europe d’après guerre lui a facilité les choses. Il parlait couramment l’anglais, l’allemand et maîtrisait quelques autres langues dont le français. Homme chaleureux, plein d’histoires venant de tous les coins du monde, grand collectionneur de livres et de tableaux, il était cependant en permanence à la recherche de financements. Il était très demandé pour faire de la traduction simultanée, ou des présentations, voire des suppléments entiers de journaux comme pour le Financial Times avant l’Ipex. Ses multiples activités l’on conduit à avoir des pied à terre aux Etats-Unis et au Japon.
Il s’est marié et a divorcé trois fois, a eu au moins quatre enfants et a passé les dernières années de sa vie à Londres où il est décédé. (Photo transmise par Gareth Ward).
R.D.

Joomla SEF URLs by Artio

Review of Print - ROP Media 2013

Top Desktop version