Review Of Print

Login

Bureautique * Perpectives

Lexmark : les enjeux liés à la contrefaçon

   Etienne Maraval (Lexmark)    Etienne Maraval, Responsable Marketing & Communication chez Lexmark, présente dans un avis d’expert les enjeux liés à la contrefaçon des cartouches d’imprimantes et de toner.
« La contrefaçon affecte aussi le secteur des imprimantes : les cartouches d’imprimante et de toner contrefaits font perdre chaque année 1,6 M € aux constructeurs. Les conséquences ne sont pas qu’économiques. Sans certification de fabrication ni contrôle qualité, les contrefaçons exposent les utilisateurs à des risques pour leur santé et leur sécurité.

Comment les réseaux sociaux jouent-ils un rôle dans la lutte contre la contrefaçon ?

Sous les effets de la mondialisation et de la transformation numérique, notre monde devient sans cesse plus connecté. Les entreprises en retirent les avantages d’un périmètre d’affaires étendu à l’international, de processus métier rationalisés et de délais de mise sur le marché réduits.
Le revers de la médaille, c’est que les faussaires eux aussi opèrent désormais sur la scène internationale. Et même si les sites web traditionnels conservent un rôle prédominant, c’est surtout l’engouement pour les réseaux sociaux, les applis mobiles, les places de marché et les plateformes de messagerie instantanée qui favorise les publications et le partage d’offres avec une audience toujours plus large. C’est ce qui explique que le marché des contrefaçons a explosé ces dernières années.
Les derniers chiffres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) révèlent la croissance exponentielle du marché mondial de la contrefaçon. En 2013, le commerce international de marchandises contrefaites et piratées représentait 2,5% du commerce mondial (contre 1,9% en 2005). Au total, il atteint près de 411 milliards d’euros, à peu de choses près l’équivalent du PIB de l’Autriche. La contrefaçon affecte aussi l’industrie des imprimantes. Selon l’Imaging Consumables Coalition of EMEA (ICCE), les cartouches d’imprimante et de toner de contrefaçon font perdre 1,6 milliard d'euros chaque année aux constructeurs.
Les conséquences pour les constructeurs ne sont pas qu’économiques. Sans certification de fabrication, ni contrôle qualité, ces produits de contrefaçon ne sont pas seulement de mauvaise qualité, mais ils exposent les utilisateurs à des risques pour leur santé et leur sécurité. Et c’est sans tenir compte du fait que la contrefaçon est l’un des moyens de financement du crime organisé.
Et contrairement aux DVD piratés des derniers films sortis au cinéma, il peut être difficile de savoir avec certitude si certains produits sont contrefaits ou non. Après tout, les cartouches d’imprimante de contrefaçon sont fabriquées de telle sorte qu’elles ressemblent trait pour trait aux produits originaux, afin de tromper aisément les clients.
Ce manque de certitude semble se refléter dans les statistiques. L’EUIPO révèle que 10% des consommateurs qui achètent des produits de contrefaçon le font à leur insu, et que 35% s’interrogent sur l’authenticité du produit qu’ils ont acheté. Près de la moitié des consommateurs européens qui achètent en ligne doutent de l’authenticité des marchandises qu’ils achètent. Ce chiffre complique grandement la construction d’un écosystème digital transparent et empreint de confiance.
Consommateurs et constructeurs doivent avoir confiance dans leurs environnements numériques. Il faut donc absolument une législation adéquate, actuelle et tournée vers l’avenir pour lutter contre la contrefaçon. Dans les pays européens en particulier, la législation de lutte contre la contrefaçon devrait être alignée sur l’objectif visé par la stratégie d’un marché unique du numérique de la Commission européenne, à savoir instaurer un climat de confiance à l’échelle de l’environnement digital.
Les entreprises concernées doivent aussi mettre en place des mécanismes pour détecter les contrefaçons. Pour le marché des imprimantes, par exemple, Lexmark procède à des contrôles des constructeurs et des revendeurs à la recherche de cartouches contrefaisant la marque. Lexmark propose aussi un programme "Check to Protect", où les clients n’ont qu’à entrer le code à 12 chiffres de la cartouche pour vérifier son authenticité.
Bien sûr, les intermédiaires, comme les fournisseurs d’accès à Internet et les moteurs de recherche, ainsi que les circuits de distribution correspondants, comme les plateformes des réseaux sociaux, jouent un rôle crucial. Pour limiter l’essor de l’activité de contrefaçon, il faut commencer par bloquer les marchandises avant qu’elles atteignent les marchés. Et la position privilégiée des intermédiaires dans la chaîne de valeur entre le fournisseur et le client leur confère un pouvoir particulier pour affronter le problème. Les moteurs de recherche et les réseaux sociaux sont un formidable tremplin pour la diffusion des offres à une vitesse incroyable. Il est donc légitime que ces réseaux sociaux, qui facilitent plus que jamais les achats en ligne de produits de contrefaçon, rendent des comptes vis-à-vis des contenus qu’ils présentent au public. Les mesures volontaires actuelles ne suffisent plus. Il faut un caractère d’obligation, et des mesures appropriées, proportionnées et proactives applicables à tous les acteurs de la chaîne de valeur, surtout les plateformes des médias, pour lutter contre les infractions de la propriété intellectuelle.
En fin de compte, ce qu’il faut c’est que la législation suive le rythme de la transformation numérique. Si nous parvenons à adapter les lois en vigueur pour rendre les moyens modernes de distribution aussi sûrs et fiables que les circuits traditionnels, nous réunirons les conditions de la confiance en ligne pour les consommateurs et les entreprises. Il devrait être aussi sûr, transparent et sécurisé d’acheter en ligne qu’en magasin. C’est ainsi que nous tirerons pleinement profit du nouveau monde numérique connecté.

Compléments d’informations :
http://www.lexmark.com/en_us/products/supplies-and-accessories/brand-protection/check-to-protect.html"
http://www.worldtrademarkreview.com/Intelligence/Anti-counterfeiting/2016/Industry-insight/Intelligence-and-intermediaries-effective-and-scalable-enforcement"
http://www.oecd.org/gov/risk/trade-in-counterfeit-and-pirated-goods-9789264252653-en.htm
http://www.icce.net/about-us/
EUIPO: “Impact of counterfeiting and piracy: Sectorial studies”, 2015-2017.
http://www.aim.be/news/article/industry-calls-for-stronger-consumer-trust-to-be-built-for-the-european-dig
Unifab Report: “Counterfeiting and terrorism”, 2016.
https://euipo.europa.eu/tunnel-web/secure/webdav/guest/document_library/observatory/documents/IPContributionStudy/2017/executiveSummary/executive_summary_en.pdf
Voir aussi le courrier de l’AIM, Association européenne des Industries de Marque, à l’attention de M. Antti Peltomäki, directeur général adjoint, DG GROW de la Commission européenne, sur le sujet « Working together against counterfeiting », du 10 mai 2017. »

https://www.lexmark.com/fr_fr.html 

Joomla SEF URLs by Artio

Review of Print - ROP Media 2012

Top Desktop version